Classé dans : First Life | Mots-clefs: blog, calme, conflit, Diplomatie, tact, université, violence
Parce que la liberté de parole et d’opinion valent plus que l’estime de soi et que la violence, je dédie ce post à tous les bloggers et commentateurs malchanceux voulant rester anonyme mais n’ayant pas pu le rester.
Attention histoire vécue
Vous savez pourquoi je débecte certains humains? Car ils utilisent à mauvais escient la meilleure chose que l’on possède et qui devrait nous distinguer des animaux: la conscience.
Alors que faire face à des personnes qui s’emballent pour un rien? Pour qui un seul mot (censé rester privé, donc n’étant pas dit pour faire du mal ou pour créer des problèmes), un seul commentaire de style “private joke” sur un blog concernant des personnes qu’on ne connaît même pas (c’est dire le degré de véracité de nos propos et le peu d’importance que ça a), pour qui un délire passe pour “une délation”, pour qui tout ça prend des ampleurs démesurées, qui se retrouvent blessées dans le plus profond de leur être, de leur égo, et qui n’ont pas assez de recul pour se rendre compte des choses, du niveau bas de l’affaire, et du peu d’importance que cela représente au final, en relativisant?
Donc, que faire quand ces mêmes personnes viennent vous agresser dès le matin, concernant cette malheureuse phrase que vous avez pu écrire entre amis, comme dans un carnet intime, sans aucune intention négative, sans aucune atteinte physique ou morale?
Quand vous pensez que la situation va être résolue intelligemment, dans le calme et la diplomatie, qu’on va s’expliquer, agissant comme des grandes personnes pour clore l’affaire en 5 minutes…
Enfin ça, c’est ce que vous voulez.
Mais quand en face vous avez des personnes démesurément remontées, prêtes à tout pour “laver leur honneur”, quand vous voyez que même la plaisanterie n’apaise pas la situation, et quand bien même vous restez calme et essayer de vous expliquer, quand bien même vous êtes désolés, et quand vous ne cherchez surtout pas le conflit, que faire?
Et bien, je vais vous dire la procédure à suivre pour régler le conflit, garder votre intégrité et garder le bon rôle tout en confortant l’adversaire dans sa mauvaise réaction face au problème.
Tout d’abord, restez calme. C’est la règle numéro 1. Vous ne cherchez pas les problèmes, vous êtes désolés, vous allez régler ça calmement et pouvez éventuellement reconnaître vos erreurs. Vous n’aimez pas la violence.
Ensuite, ne répondez pas aux attaques. La violence n’arrange rien, et quand bien même votre adversaire vous croit faible, tente de jouer le dur, n’essayez pas de vous rabaisser à ce petit jeu, quitte à passer pour la victime. Même si l’adversaire ne sait pas dans quel état vous pouvez vous mettre si le mode “folie meurtrière” s’enclenche. N’oubliez jamais: celui qui use de la violence est de toute évidence le perdant.
Essayez un peu d’humour, des fois ça aide. N’en abusez pas non plus, car dans ce genre de situation, ça pourrai malheureusement passer pour de l’ironie, voire du défi ou de l’impertinence…mon grand défaut :p)
Dans le cas extrême où la personne ne peut garder son calme, perd les pédales et vous frappe quand même (tiens, au visage…à la mâchoire par exemple…..comme ce matin de 29 mai 2008, devant un bâtiment de l’université…tiens, ben comme ça m’est arrivé aujourd’hui).
Dans ce cas là, donc, encaissez le coup. De toute manière, vous en avez déjà pris et vous vous en prendrez encore. C’est comme les critiques verbales: acceptez les non de Dieu! On ne peut pas plaire à tout le monde, et si on doit frapper tout ceux qui peuvent vous dire un truc de travers, dans toute votre vie, vous n’avez pas fini! Au contraire, c’est constructif, et au final, on peut rire de tout!
Bon les coups, c’est plus facile pour des gens comme moi, à qui la douleur fait rire (ça doit être une malformation, mais je ne peux m’empêcher de rire quand j’ai mal…ça envoie des endorphines et j’ai moins mal, merci mon corps! ^^).
De toute manière, gardez en tête que votre adversaire aura très mal à la main, quoiqu’il arrive. Surtout si vous avez des os saillants et une mâchoire solide entraînée au chewing-gum.
Alors, après avoir encaissé le coup, surtout stoppez tout rapport verbal ou physique avec la personne incriminée. Elle ne vaut plus rien du tout à vos yeux puisque la violence étant la solution ultime, plus rien n’est à espérer pour la suite. L’ignorance est, soit dit en passant, la meilleure des armes…
Si vous appliquez cette méthode à la règle (en espérant que tout s’arrête avec une discussion franche, peut-être violente verbalement, mais pas physiquement…), vous devriez apaiser tout conflit.
Dans le cas où le coup part, vous êtes gagnant. Vous avez prouvé votre calme, votre dextérité et avez conforté l’image de votre adversaire dans sa lacune diplomatique. Gardez en tête aussi que si votre interlocuteur vous frappe, c’est qu’il n’a plus rien à dire…
Vous aurez peut-être un bleu, et encore, mais vous aurez gardé votre sang-froid, votre estime, et surtout, cela n’enlèvera rien du tout à ce que vous pouvez penser de cette personne (au contraire).
Enfin, n’ayez jamais peur de votre adversaire, avant comme après le coup, car les gens violents ressentent la peur et en profitent. Ne craignez pas les représailles! Encore une fois, vous avez le droit d’avoir des opinions, des moments de délires et des paroles en l’air, et rien, pas même un coup de poing, ne pourra vous enlever cela. “Ma liberté de penser”, chantait Pagny…
Ne vous cachez pas non plus, ne fermez pas tous vos comptes internet, vos facebook et autres, de toute manière, vous n’avez plus rien à vous reprocher suite à une telle altercation et à des erreurs déjà effacées. Vivez votre vie, dans l’indifférence totale de qui peut vous lire. Un blog, c’est le journal intime d’aujourd’hui, c’est votre lieu d’écriture, votre endroit où votre esprit s’exprime pleinement. Seulement, NE CITEZ JAMAIS (seules les personnes concernées seront alors au parfum, on ne pourra pas vous reprocher d’ébruiter l’affaire, de dénoncer ou de mentir sur quelqu’un sur Internet…d’ailleurs, cherchez un prénom dans ce post, ou une référence physique vous faisant penser à quelqu’un, ou le moindre indice de qui, où, comment!), et ne soyez jamais méchant gratuitement.
De toute manière, vous savez que ce que vous avez fait ne mérite pas tant d’énervement, et que tout débordement sera préjudiciable pour ceux qui s’emportent.
Sur ce, vive la paix!
P.S: ceux qui connaissent l’histoire, je suis désormais fermé à la discussion. Comme je l’ai dit, tout ça est fini. Si ça ressort, nous avons assez de preuves, de témoins, de diplomatie et de cartes en main pour régler le soucis et se justifier, faire éclater la vérité (comme la suppression des commentaires, d’articles, la tentative d’explication ou la désolation face à des personnes blessées par nos paroles, sans oublier les coups portés et les injures proférées).
Pour les autres, ça fait encore une petite histoire anecdotique à raconter